Historique

Les basques chasseurs de baleines et pêcheurs de morue à Ternua

historique_33733

IX. siècle : Les pêcheurs basques, influencés par les Vikings, commencent à chasser la baleine au Pays Basque.

XII. siècle : La baleine devient un pilier de l’économie du Pays Basque.

XIII. et XIV. siècles : Les pêcheurs sont contraints d’étendre leur zone de pêche car les baleines se font rares sur la côte basque. Ils traversent l’Atlantique pour pêcher dans les eaux du grand nord. Ils sont parmi les premiers visiteurs réguliers sur les côtes de Terre-neuve, du Labrador, de la Gaspésie, du Saguenay et du Saint-Laurent. Des fourneaux de pierre ont été construits pour l’extraction de l’huile de baleine, en témoignent les vestiges retrouvés sur l’Ile-aux-Basques. Il semble que leurs relations avec les autochtones étaient amicales ; ils faisaient notamment du troc avec les Indiens Micmacs.

Fin du XVII. siècle : Les anglais et les hollandais souhaitent également tirer profit de cette pêche, ils font appel aux basques afin qu’ils leur enseignent leur savoir-faire. Les basques perdent progressivement le monopole.

1713 : Après la ratification du traité d’Utrecht, l’accès des Basques aux eaux de la Nouvelle-France est réduit voire interdit. Les basques abandonnent la pêche à la baleine.

2003 : Des rameurs d’Ibaialde réussissent l’exploit de remonter le fleuve Saint-Laurent sur la trace des pionniers du début du XVI. siècle. Ils naviguent 500 kilomètres de Sept-Iles à Trois-Pistoles à bord d’une trainière en bois du XX° siècle. Elle est actuellement exposée au Parc de l’Aventure Basque (PABA) de Trois-Pistoles.

2013 : Dix ans plus tard, une seconde expédition voit le jour en juin 2013. Elle amène nos rameurs, cette fois sur une trainière en carbone, de Trois Pistoles jusqu’à Montréal, là encore sur une distance de 500 kms environs. Aux rameurs basques sont associés des rameurs québécois . La trainière, offerte à l’euskal etxe de Montréal, permet à nos amis québécois de continuer à naviguer sur le Saint Laurent.

2017 : Nouveau projet TERNUA , toujours dans les eaux froides du nord canadien, mais cette fois autour de Terre Neuve ainsi que St Pierre et Miquelon, associant nos amis rameurs Montréalais mais aussi les prochains bénéficiaires de cette nouvelle trainière qui sera offerte à l’Euskal Etxe de Saint Pierre à la fin de l’expédition.