JOUR 10 : de Fortune à Harbour Breton

Un peu moins de 50 km aujourd’hui. Tout le monde est tendu, rameurs et équipe à terre car il faut trier tout ce qui part par le ferry à Saint-Pierre et ce qui l’expédition, tout à remballer et à mettre sur la remorque avec les rameurs qui ne prennent pas la première bordée. Puis tout re-décharger au port et re-charger à bord du Simonaud. Aussi, ne rien oublier sur les 4 bateaux de sécurité qui accompagnent la traînière aujourd’hui, celui de Philippe s’étant rajouté au Simonaud et aux 2 zodiacs.

Les conditions sont parfaites, temps couvert, mer plate et surtout léger vent de sud-est plein arrière pour la traînière. Le premier équipage se régale, il est en forme après la journée de repos. Paola ne veut pas casser l’allure soutenue à plus de 7 nœuds et prolonge même la première bordée de quelques kilomètres (sans l’en informer bien entendu !)

Une bande de dauphins vient jouer avec nous l’espace d’un instant, peut-être une baleine bleue au loin ?…

Nous sommes très à l’avance sur l’horaire et décidons de faire halte sur la petite île de SAGONA island, à 7 miles au sud de Harbour Breton. Le bras de mer est étroit et peu profond, lieu rempli de nostalgie. Habitée jusque dans les années 1950 par 25 familles qui se livraient à la pêche et à l’exploitation des ardoisières. Il ne reste plus que 2 ou 3 maisons sur pied, les autres sont en ruine. C’est encore le cimetière qui est le plus habité avec ses épitaphes dont la plus récente date de 1955 et où le mot « drowned » (noyé) revient bien souvent.

Au sommet de l’île, on peut déguster les plate-bières (ronce des tourbières) qui commencent à mûrir. Goût citron, mandarine et fruits exotiques et qui donnent de très bonnes confitures.

Paola décide de faire exploser le record de vitesse de l’expédition, pour l’instant de 7,2 nœuds. Elle lance les troupes et atteint non sans effort, les 8,4 nœuds ! Nous rentrons très vite dans le fjord d’Harbour Breton, accompagnés d’environ 12 bateaux de toutes tailles venus à  notre rencontre et qui félicitent les rameurs avec force klaxons et cornes de brume.

A terre, on décharge hommes, sacs et vivres. Le matériel part en pick-up et nous, en school-bus jusqu’à l’Arena de hockey de la ville. Douches chaudes et wifi ! Nous sommes invités à une collation puis dans la soirée à une rencontre avec les élus autour d’une bonne bière. Grand merci à Jim et à la ville de Harbour Breton pour leur accueil si chaleureux.

 

 

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