Jour 4 : de Petite Forte à Beaubois

Nouveau réveil à 4h, déjà un peu plus dur …  Mais l’organisation commence à se mettre bien en place, les groupes bien gérés par Momo et David au brieffing du soir, savent ce qu’ils ont à faire et tout s’enchaîne bien, non seulement pour la gestion de la trainière, mais aussi pour les équipes de sécurité, logistique, cuisine, transport, communication …

Ce matin le ciel est bas et la mer d’huile.

La trainière glisse à plus de 6 noeuds! Les équipes 1,2,3 se succèdent avec aisance. l’équipe descendante qui rejoint le bateau suiveur Simonnaud pour un repos bien gagné, ne tarde pas à s’effondrer dans un profond sommeil, facilité par le léger roulis du bateau. Les corps commencent à souffrir, les mains se marquent et surtout les fesses et les coccyx sont de plus en plus douloureux!

Très vite nous rentrons dans un épais brouillard… nous étions prévenus, le voici.

     Nous sommes dans un coton épais, seulement perturbé par le ronron des moteurs des 3 bateaux suiveurs qui se suivent et se repèrent grâce aux radars. Il paraît que les paysages sont sublimes, nous devrons le croire sur parole! La trainière a comme poisson pilote l’un des 2 zozos qui se tient juste à sa proue. Philippe fait ses premiers pas à la barre sous l’oeil attentif de Paola sur le zodiac qui le conseille de loin. Il faudra bien quelqu’un pour barrer à Saint Pierre quand nous serons rentrés en Pays Basque.

Quelques rorquals communs bien curieux viennent nous dire bonjour, l’espace d’un clin d’oeil avec leur dorsale et replongent aussi tôt.

Momo à son habitude, gère parfaitement le mix entre rameurs expérimentés en entraînés, avec ceux qui le sont moins et surtout ceux qui mettent leurs fesses pour la première fois sur le banc d’une trainière, même si ils sont déjà rameurs confirmés sur doris par exemple pour nos amis des zigotos de St Pierre.

 

Même sur la sécu, il garde toujours un oeil sur ses troupes

 

 

 

Début d’après midi nous rentrons enfin dans un fjord aux airs de paysages chinois peints à l’encre de chine. Îlots escarpés recouverts de pins et sapins, côtes fantomatiques  se perdant mystérieusement dans le brouillard, bouée d’atterrissage avec son long râle inquiétant alimenté par la houle …

James vient à notre rencontre dans un merveilleux esquif qu’il a construit lui même, assisté de Caroline également aux avirons.

 

Nous découvrons une nouvelle baie absolument adorable avec ses quelques cabanons colorés de pêcheur aux cheminées fumantes (et oui, en plein été …), son vieux cimetière enfoui sous les fleurs, sa plage de graves où séchait encore il y a peu la morue.

 

 

 

  Le drapeau basque flotte, accompagné du pavillon d’Indianoak et des oriflammes de St Pierre et de Miquelon, le grand feu de bois extérieur nous accueille pour une bonne collation réconfortante, l’expo itinérante est en place.

Reste encore à monter les tentes du campement, car ce soir on bivouaque!

Un énorme “Big truck” qui passe sur la petite route ralentit, René tape dans la main qui sort de la fenêtre, la discussion s’engage, le conducteur étant tout étonné de voir autant de personnes dans “sa” petite crique. Il adore notre projet et nous offre spontanément poissons, crabes et crevettes, toute sa pêche, pour le repas du soir de 48 personnes!!!

Mano, de service ce soir, nous fera un grand show, particulièrement apprécié des deux équipes de télévision!!!

Nous partageons cette magnifique paella improvisée par Michel avec les quelques familles du hameau toujours au son des merveilleuses ballades terre neuviennes jouées par Mark et son père à la guitare.Inutile de dire que certains ne prolongèrent pas trop la soirée, alors que d’autres continuèrent à pousser la chansonnette tard dans la nuit autour du feu. La pluie a tambouriné toute la nuit sur les toiles de tentes, sans toutefois parvenir à couvrir les ronflements de certains …

Plus d’infos, d’autres photos et des vidéos sur Facebook !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *